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Dialogo e riconciliazione turco-armena: tre passi indietro

… au début des années 1990, lorsque l’Arménie obtint son indépendance de l’Union soviétique en crise, il semblait y avoir une chance d’en finir avec l’ancien antagonisme et de normaliser les relations. Erevan tentait alors d’échapper à l’influence de Moscou, et le nouveau gouvernement chercha à établir des relations normales avec Ankara, sans conditions préalables.

Mais le conflit armé du Haut-Karabagh fut un obstacle majeur (2). Le gouvernement turc adopta la position de l’Azerbaïdjan dans cette guerre et exigea de la partie arménienne qu’elle accède à ses revendications politiques. Au moment de l’accession de l’Arménie à l’indépendance, Ankara refusa l’établissement de relations diplomatiques et se joignit à Bakou en 1993 pour imposer un blocus économique à une Arménie enclavée, afin de l’obliger à abandonner son soutien aux Arméniens du Haut-Karabagh dans leur lutte pour l’autodétermination.

La guerre de 2008 entre la Russie et la Géorgie modifia la carte géopolitique. Ankara estima alors qu’il fallait corriger les erreurs de sa politique dans le Caucase. Le 8 septembre 2008, le président turc Abdullah Gül se rendit en Arménie à l’occasion d’un match de qualification pour la coupe du monde de football, multipliant les rencontres entre diplomates arméniens et turcs afin de discuter des mesures à prendre pour normaliser les relations et ouvrir la frontière commune.

En fait, des négociations secrètes avaient déjà commencé en 2007, avec la médiation du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) suisse, et une série de réunions avaient déjà eu lieu à Berne. L’enchaînement des contacts diplomatiques aboutit à la signature à Zurich de deux « protocoles », le 10 octobre 2009 ; le premier consacré à l’établissement de relations diplomatiques, le second à l’ouverture des frontières. Des membres éminents de la scène politique internationale, tels la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton ou le ministre des affaires étrangères russe Sergueï Lavrov, assistèrent à la cérémonie organisée par Mme Micheline Calmy-Rey, chef du DFAE.

Tatul Hakobyan, un chercheur basé à Erevan qui termine actuellement un livre sur les relations turco-arméniennes, remarque : « L’ironie de la situation est que, durant la guerre froide, cette frontière n’était pas aussi hermétique qu’aujourd’hui. Des trains réguliers circulaient entre Kars et Leninakan [aujourd’hui Gumri]. » M. Hakobyan a une autre interprétation des causes de l’échec : « Les attentes des uns et des autres étaient basées sur des calculs erronés. Du côté arménien, on pensait qu’il était possible de changer le statu quo dans les relations turco-arméniennes sans changer celui sur le Haut-Karabagh. La Turquie s’est pour sa part trompée en croyant que le dialogue avec l’Arménie conduirait à des concessions concernant le Haut-Karabagh. Et la communauté internationale n’a pas prêté attention aux détails. »

Cela apparut clairement durant la cérémonie de signature des protocoles. Le processus n’allait pas tarder à échouer, dans la mesure où la partie turque s’apprêtait à faire une déclaration officielle dans laquelle elle liait les protocoles aux négociations sur le Haut-Karabagh. La délégation arménienne refusa alors de prendre part à la cérémonie. Finalement, il n’y eut pas de déclaration… LEGGI TUTTO

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